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Accueil > Français > Équipes > Interactions hôtes-parasites (IHP) > Projets de recherche de l’équipe Interactions Hôtes-Parasites > Pathogénie des Nosema chez les abeilles et nouveaux moyens de lutte

Les Nosema parasites des abeilles

par FredDelbac - publié le , mis à jour le

Le déclin des abeilles

Des pertes massives de colonies d’abeilles domestiques (phénomène d’effondrement des colonies) ont été observées dans le monde entier depuis plusieurs années. L’accroissement de ces déclins est très préoccupant tant au niveau biologique qu’économique. En tant que pollinisateurs, les abeilles participent au maintien de la biodiversité des plantes à fleurs. En outre, avec d’autres pollinisateurs, elles participent grandement au rendement des productions agricoles. Actuellement, la plupart des scientifiques supposent que ces dépeuplements de ruches ont une origine multicausale qui impliquerait notamment :

- l’écologie de l’insecte, qui dépend des modifications de l’environnement dues à des phénomènes naturels (prédation, climat) et anthropiques (par exemple les pratiques agricoles avec l’utilisation intensive de pesticides),

- de nombreux agents pathogènes, tels que des virus, des bactéries, des champignons et des parasites, dont les deux espèces microsporidiennes, Nosema apis et Nosema ceranae , responsables d’une maladie appelée nosémose.


Nos projets de recherche sur Nosema

Les micro-champignons du genre Nosema parasitent l’abeille mellifère et peuvent entraîner une mortalité importante au sein des colonies atteintes. L’augmentation de la prévalence d’un parasite comme N. ceranae en même temps que l’accroissement des disparitions d’abeilles a suggéré qu’il pourrait être une des causes du déclin mondial des abeilles. Cependant, N. ceranae a été observée à la fois dans des colonies malades (atteintes de nosémose) et dans des colonies apparemment saines.

L’objectif général de notre projet est de comprendre quel rôle jouent les Nosema dans les pertes de colonies d’abeilles et pourquoi certaines ruches se maintiennent en bonne santé malgré la présence de ces parasites.

Le travail se décline en plusieurs axes :

- I. Etude des interactions Nosema ceranae-pesticides chez Apis mellifera

- II. Caractérisation de facteurs de virulence et comparaison de la pathogénie de N. ceranae et N. apis chez différentes sous-espèces d’abeilles

- III. Etude de la diversité des Nosema

- IV. Recherche de nouveaux anti-parasitaires pour lutter contre la nosémose



Photo M. Roudel, LMGE



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